Dans l’intimité de Frances Patiky Stein
Fashionista, fashion victim ou simplement amateur-amatrice de mode… Chacun(e) trouvera chaussure à son pied parmi la garde-robe de cette Américaine à Paris. Près de 200 pièces griffées Chanel et Hermès pour la plupart, Longchamp, Saint Laurent Rive Gauche, Bottega Veneta, Gucci, Ralph Lauren ou Prada, pour d’autres, défileront ici. Ce n’est pas le diable qui portait ces souliers, ces vêtements, ces étoles, bijoux, sacs ou pochettes, mais Frances Patiky Stein (1937-2021). Tour à tour égérie, rédactrice de mode pour Harper’s Bazaar, Vogue et Glamour, styliste pour Calvin Klein, créatrice de bijoux pour Chanel et pour sa propre maison F. P. S., Frances Stein fut une figure incontournable, et pourtant quasi méconnue, de la mode pendant la seconde moitié du XXe siècle. Cette perfectionniste avait l’œil pour dénicher les jeunes talents, une qualité qu’elle avait peut-être acquise au contact de Diana Vreeland, l’extravagante rédactrice de mode de Harper’s Bazaar, qui lui mit le pied à l’étrier. À la fin des années 1970, elle interprète avec modernité et élégance les classiques de la marque au double C reprise par Karl Lagerfeld. Elle est décédée le 6 juin 2021 dans son appartement de la rue de Varenne dans le 7e arrondissement. Au contenu de sa garde-robe – dont les estimations oscillent de quelques dizaines à 2 500 € – succède celui de sa résidence parisienne. Des luminaires, des miroirs, des objets de décoration – certains d’ExtrêmeOrient ou d’Afrique du Nord –, du mobilier, du métal argenté (estimations 50 à 500 €)…
SAMEDI 14 OCTOBRE, SALLE 15 – HÔTEL DROUOT.
AUDAP & ASSOCIÉS. MME CHASSINE-LAMBERT.