Katsushika Hokusai (1760-1849) - Lot 41

Lot n° 41
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Katsushika Hokusai (1760-1849) - Lot 41
Katsushika Hokusai (1760-1849) Oban yoko-e, de la série Hyakunin isshu uba ga etoki (百人一首 うはかゑとき), Cent Poèmes racontés par la Nourrice, planche du poème de Tenchi Tenno. Signé Saki Hokusai Éditeur Eijudo. Sceau de censeur kiwame. Vers 1835-36. (Petites restaurations). Dim. 25 x 37,3 cm Il s'agit du premier dessin d'une série inachevée d'Hokusai, Cent Poèmes racontés par la Nourrice, qui fut sa dernière grande série avant qu'il ne consacre les dernières années de sa vie à la peinture. Sur les cent poèmes prévus, seules vingt-sept estampes sont connues comme achevées ; pour les autres, seuls subsistent des dessins préparatoires. C'est l'éditeur Nishimura Yohachi qui avait commandé la série, mais pour des raisons inconnues, sa société, Eijudo, cessa son activité à la fin de l'année 1835. Après avoir publié seulement cinq estampes avec le sceau Eijudo de Nishimura au printemps 1835, la série fut reprise par la maison d'édition Iseri de Ise Sanjiro. Les vingt-deux autres estampes publiées portent un sceau différent qui peut également être lu Eijudo, un clin d'oeil intriguant à la firme disparue. Cette série s'inspire d'une célèbre anthologie de poèmes, le Hyakunin Isshu (Cent poèmes par Cent Poètes), compilée par le poète Fujiwara no Teika en 1235. Les vers rassemblés étaient (et sont toujours) connus de la plupart des Japonais sous une forme ou une autre. Hokusai aborde les poèmes du point de vue d'une nourrice sans éducation, ce qui lui permet de commettre des erreurs apparemment naïves, qui ajoutent une touche de légèreté à ses interprétations. Le poème figurant dans le cartouche est de l'empereur du VIIe siècle Tenchi Tenno. Selon la légende, l'empereur fut surpris par une pluie diluvienne alors qu'il voyageait dans la campagne. Il fut contraint de s'abriter sous un toit où était entreposé le riz fraîchement récolté, mais le toit branlant laissa échapper des gouttes de pluie sur les manches de l'empereur : 秋の田の かりほの庵の 苫をあらみ わが衣手は 露にぬれつつ Aki no ta no Kario no io no Toma wo arami Waga koromode wa Tsuyu ni nure-tsutsu Frustre est le toit de jonc Abritant la moisson De la rizière d'automne Et mes manches sont humectées Des larmes s'en échappant Ce poème témoigne de l'empathie de l'empereur pour son peuple laborieux. Bien qu'il décrive la pluie qui humidifie ses manches, l'image des manches mouillées était une métaphore courante des pleurs (le mot « tsuyu » pouvant signifier « gouttes de rosée » ou « larmes »). Références : Un exemplaire similaire conservé au Museum of Fine Arts, Boston, Accession n° 11.30179
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