Une vie en héritage
À La Jonquière, demeure cachée dans le Haut-Var, Fabienne Pastor a réuni les œuvres d’une vie nomade, de Monaco à Cuba, du Mexique à l’Inde. Elle rencontre l’art cubain au gré de ses nombreuses escales sur la « perle des Antilles ». Dans les années 2010, elle fréquente, à La Havane, une scène contemporaine bridée par l’isolement de l’île, et fonde pour la défendre la galerie La Luz à Mérida, au Mexique. L’art cubain est tout d’abord 5/6 une affaire de résilience, il se construit autour de ses héritages africains, caribéens et occidentaux. Il puise dans la « santería » aux accents vaudou et témoigne des fractures sociales et politique qui secouent l’île castriste. Révélé par le marché américain dès l’exposition du MoMA de New York en 1944, puis porté depuis 1984 par la Biennale de La Havane, il a vu sa cote grimper, du Mexique à la Floride, mais peine à convaincre encore sur le marché international. Un nouveau pari pour Fabienne Pastor qui va tenter, à travers cette vente, de relancer cette « école cubaine ». De Carlos Guzmán (Les Centinelas, est. 1 000-2 000 euros) à Carlos Quintana (Cuco Evolucionado, est. 1 500-2 000 euros) en passant par Jacqueline Brito Jorge (Constelacion, Extasis, Buena Ciudadanía, Sex Appeal, La Toya, Buen Provecho, Serie I, est 1 000-2 000 euros).
« Une vie en héritage, collection privée de Fabienne Pastor »,
Mercredi 1er juillet 2026, Audap & Associés, Hôtel Drouot, 75009 Paris.