Collection de Monsieur et Madame D. chez Audap & Associés

Fidèles de Drouot et des galeries depuis 1980, lls ont affûté un regard précis sur la période classique moderne (1860-1960). Une trentaine de lots en témoignent, avec une nette prédilection pour la sculpture figurative et animalière, le dessin et l’aquarelle. Le bronze forme le socle de l’ensemble, partagé entre étude des corps et art animalier. Côté figures, une cire perdue de Jean-Baptiste Carpeaux (Étude pour Ugolin, est. 3 000-5 000 euros), un nu sensuel d’Antoniucci Volti, héritier de Maillol (est. 10 000-15 000 euros), et un Écorché tourmenté de Michèle Chast (est. 6 000-8 000 euros). Côté bestiaire, une Pintade de François Pompon, chef de file d’une esthétique qui souhaite éliminer le détail pour ne garder que le mouvement (fonte Hébrard, 1925, numérotée 19, est. 15 000 à 20 000 euros), dialogue notamment avec une Tête de chat égyptien de Charles Artus (est. 4 000-6 000 euros). Les arts graphiques, enfin, se lisent en trois temps : les classiques (Paul-César Helleu, Jean-Louis Forain), les aquarelles du début de siècle (Ossip Zadkine, Paul Signac) et les cubistes tardifs (Georges Valmier, Albert Gleizes). La pièce la plus cotée est pourtant la plus inattendue : Jeu de Dame, nature morte de Bernard Buffet de 1956 où surgit la couleur, estimée de 60 000 à 80 000 euros.

François POMPON (1855-1933), Pintade, épreuve en bronze à patine brun foncé. 
Estimation : 15 000 / 20 000 €

Vendredi 26 juin 2026, « Dessins, tableaux & sculptures modernes - Arts décoratifs du XXe siècle & design », Audap & associés, Hôtel Drouot, salle 16.

The Art Newspaper, 22 juin 2026, par Nicolas Denis.