Charles-Émile VACHER DE TOURNEMINE (1812-1872) Flamants... - Lot 17 - Audap & Associés

Lot 17
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Charles-Émile VACHER DE TOURNEMINE (1812-1872) Flamants... - Lot 17 - Audap & Associés
Charles-Émile VACHER DE TOURNEMINE (1812-1872) Flamants et perroquets Vers 1866-1867 Huile sur toile, signée en bas à gauche Ch. de Tournemine Au revers, cachet du marchand de couleurs et de toiles " Emmanuel Chenoz, rue de Condé " (Restaurations anciennes.) Haut. : 89 cm ; Larg. : 180,5 cm Bibliographie : - Jean-Claude Lesage, Charles de Tournemine, peintre orientaliste, Aix-en-Provence, Édisud, 1986, ph.10. p.101 (reproduit en noir et blanc d'après une photographie appartenant à M. Bourget d'Aulnoy). - Explication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture, gravure et lithographie des artistes vivants exposés au Palais des Champs-Élysées, le 15 avril 1867, p. 202 Exposition : - Salon de Paris de 1867, sous le n° 1485 Provenance : - Collection particulière française. Fasciné par le monde méditerranéen qu'il découvre alors qu'il s'engage comme mousse à l'âge de treize ans, Charles Vacher de Tournemine s'installe plus tard à Paris où il étudie la peinture dans les ateliers d'Eugène Isabey puis de Louis Garneray. À l'issue de sa formation, il poursuit ses voyages qui le conduisent dans les pays du Maghreb, en Asie Mineure ou encore dans les Balkans et réalise quelques unes de plus belles toiles de l'Orientalisme français. Familier du Salon des artistes français où il expose à partir de 1846, Tournemine est régulièrement salué par la critique. L'État achète notamment son " Café à Adalia " en 1861, aujourd'hui au Musée d'Orsay, et d'autres toiles conservées dans les musées de Toulon, sa ville d'origine, Marseille et Montpellier. En 1867, Tournemine présente au Salon deux grandes toiles de même format : " Eléphants d'Afrique " (sous le n° 1474) acquis et donné par l'empereur au Musée du Luxembourg (aujourd'hui au Musée d'Orsay) et notre toile, " Flamants et perroquets " (sous le n° 1475). Le peintre décline et multiple avec une touche vive et un plaisir manifeste les oiseaux colorés. Certains volent dans le ciel vers le perchoir naturel que constitue le tronc de jacaranda pris dans la végétation, quand d'autres pêchent, dissimulés dans les plantes qui émerge des flots calmes, dorment, sur une branche, ou s'observent, devant la paysage infini qui borde ce large fleuve d'Amérique du Sud. Pour cette oeuvre au territoire original, qui n'était connue que par une photo en noir et blanc mentionnée dans les archives de la famille de l'artiste, Tournemine s'inspire du récit d'un voyage au Pérou de l'explorateur Paul Marçoy, cité dans le Livret du Salon : " Dans les profondeurs de la perspective se détachent en silhouette de lointains rivages . Quelquefois le tronc creux d'un jacaranda, arraché de son sol natal par un écroulement des berges ou un débordement du fleuve, flotte à la surface des eaux ; tandis qu'un autre, rencontrant un banc de sable, s'arrête en route et vient s'échouer sur la plage (...) De beaux flamants roses s'ébattent près du rivage au milieu de cette végétation luxuriante, et des familles de perroquets peuplent ce tronc enguirlandé, en faisant retentir de leurs cris ces magiques et incomparables régions ". Peintre de l'Orient, Tournemine se passionne pour les animaux qu'il observe au cours de ses voyages, notamment les échassiers du Danube dont la verve et les couleurs enchantent et fascinent le public (pour exemple : Flamants et Ibis, rive turque du Bas-Danube, salon de 1861, coll. préfecture de Nantes). Notre oeuvre pousse à son paroxysme cette fascination pour les oiseaux exotiques que le public parisien découvre avec étonnement et curiosité. Le critique Alfred Nettement commente dans La Semaine des familles : " Ce que le voyageur raconte, le peintre le montre avec son magique pinceau. Il ne fallait rien moins que la touche si délicate et si fine de M. Tournemine et son coloris si vif et si éclatant pour évoquer sur une toile cette solitude du nouveau monde peuplée de ravissants oiseaux, car la nature ne ressemble pas aux coquettes de nos salons, c'est dans le désert qu'elle étale les plus beaux diamants de son écrin ".
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